Comment les théorèmes de Harry Nyquist ont construit le monde numérique

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Harry Nyquist n’a pas seulement contribué à construire l’ère numérique. Il lui a donné ses règles fondamentales.

Né en Suède en 1889 et mort au Texas en 1976, ce physicien et ingénieur électricien américain a passé l’essentiel de sa carrière aux Bell Labs. Son travail n’était pas seulement théorique. C’était pratique. Cela a résolu de réels problèmes qui tourmentaient les premiers télécommunications. Si vous envoyez un message, diffusez une vidéo ou passez un appel téléphonique, vous comptez sur Nyquist.

Il a déménagé aux États-Unis en 1907. Il a étudié à l’Université du Dakota du Nord et à Yale. En 1917, il était chez AT&T. Il y resta jusqu’en 1954. Il continua ensuite à consulter sur les communications militaires. L’homme n’a jamais arrêté de travailler.

Le théorème d’échantillonnage expliqué

Le résultat le plus célèbre de Nyquist date des années 1920. La télégraphie était en difficulté. Les messages étaient lents. Les bandes de signal étaient limitées. Nyquist a posé une question simple. À quelle vitesse pouvez-vous envoyer des données ?

Sa réponse est devenue connue sous le nom de théorème d’échantillonnage de Nyquist.

La règle est stricte. Pour transformer un signal continu en données numériques sans perdre d’informations, vous devez l’échantillonner au moins deux fois plus vite que sa fréquence la plus élevée. Faites ça. Et vous pouvez parfaitement reconstruire le signal original. Manque cette marque. Et votre audio crépite. Votre image est floue. Vos données sont corrompues.

Ce n’était pas seulement des mathématiques. C’était le modèle de toute communication numérique. Claude Shannon a cité Nyquist aux côtés de R.V.L. Hartley dans son essai de 1948 sur la théorie de l’information. Ils en étaient la base.

Bruit, feedback et stabilité

Nyquist ne s’est pas arrêté aux débits de données. Il s’est penché sur les ennemis invisibles de la communication. Bruit.

En 1927, il explique le bruit thermique. J.B. Johnson l’avait observé expérimentalement. Nyquist a fourni les calculs. Le phénomène est encore appelé bruit Johnson-Nyquist. C’est important car chaque appareil électronique génère de la chaleur. Cette chaleur crée des fluctuations électriques aléatoires. Connaître l’ampleur du bruit aide les ingénieurs à concevoir de meilleurs radios et ordinateurs.

Ensuite, il y a eu des retours. Les amplificateurs peuvent osciller. Ils peuvent devenir instables. En 1932, Nyquist trouva un moyen de prédire la stabilité à l’aide d’une méthode graphique. Le critère de stabilité de Nyquist.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, cela n’était pas abstrait. Il contrôlait l’artillerie. Les systèmes électromécaniques devaient être stables. Ils devaient atteindre des cibles. Les calculs de Nyquist les empêchaient de vibrer les uns des autres.

Un héritage de brevets

La théorie était une chose. L’invention en était une autre.

Nyquist détenait 138 brevets. Appareils de télécommunications. Systèmes de transmission. Il comprenait à la fois les mathématiques et le matériel.

Nous vivons dans un monde de signaux échantillonnés et de bruit filtré. Cela semble naturel maintenant. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Nyquist a compris les contraintes. Il a défini les limites. Et puis il nous a poussé jusqu’à eux.

Le théorème d’échantillonnage s’applique toujours. Chaque fichier numérique que vous enregistrez dépend de cette règle du « double de la fréquence ». Le bruit de fond reste un combat quotidien pour les ingénieurs.

Il est décédé en 1976. Mais les signaux continuent d’arriver.

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