L’accouchement des primates est un enfer. Les humains ont juste eu de la chance.

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Nous avons toujours pensé que le travail humain était particulièrement brutal. Un méchant compromis évolutif. Marcher debout obligeait nos hanches à se rétrécir, tandis qu’un cerveau plus gros signifiait une tête plus grosse. Faites passer ce cylindre à travers ce tunnel et vous obtenez le « dilemme obstétrical ».

Pendant des décennies, nous avons méprisé nos cousins. Des singes et des singes ? Livraisons faciles. Adolph Schultz, un anthropologue de 1940, l’a réglé. Il a mesuré les bassins. J’ai trouvé que les têtes de bébé s’ajustaient bien. Affaire close.

Il avait tort.

Nicole Torres-Tamayo de l’UCL qualifie l’ancienne analyse de erronée. Défaut d’une manière fondamentale, défiant la géométrie. Schultz a cartographié les repères humains sur tous les autres primates. Mais les bassins humains sont bizarres. Ce ne sont pas des cylindres. Ce sont des bols complexes.

“L’un des principaux problèmes… il appliquait des mesures… à tous les primates.”

Les marqueurs de Schultz n’ont pas atteint le point le plus étroit chez les autres espèces. Ils ont heurté un avion au-dessus du goulot d’étranglement réel. Il mesura une large tranche du cylindre. Pas la constriction. Les calculs ont menti. Donc la conclusion mentait.

Torres-Tamayo et son équipe ont résolu ce problème. Ils ont examiné 29 espèces. Véritables canaux de naissance mesurés. Crânes de nouveau-nés mesurés.

Les résultats sont sombres.

De nombreux primates souffrent du même décalage. Chez les petits gars – bébés de brousse, tamarins – c’est violent. La tête du bébé fait deux fois la largeur du canal.

Attendez. Comment survivent-ils ?

Dislocation. Ils brisent les os de la hanche. Doublez temporairement la taille de l’ouverture. Ça marche. Les humains ? Essayez-le. Marchez sur les hanches cassées. Ouais, c’est vrai. La bipédie exige des articulations stables. On garde donc notre bassin rigide. Et nous souffrons.

Lia Betti, de l’équipe, admet que l’échelle l’a choquée. “Je ne m’attendais pas… à un si grand nombre.”

Peut-être que cette lutte n’est pas unique. C’est peut-être ancestral. Les premiers primates étaient petits, arboricoles et piégés par la physique. Nous n’avons pas inventé la douleur. Nous en avons hérité.

Les grands singes s’en sortent mieux. Gorilles, orangs-outans. La taille aide. Des mères plus grandes, des canaux plus larges. Mais voici le tournant. Les humains restent uniques parmi les grands singes. Nous sommes les seuls grands bipèdes à rencontrer ce problème.

Nicole Webb, de Zurich, voit les choses différemment. Ses données de 2024 indiquent que les chimpanzés ont également des difficultés. Ajustement serré. Inconfortable. Peut-être que le vieux fantôme de Schultz persiste.

“Cet écart est étrange… c’est le reflet des méthodes.”

Webb est prêt à reconsidérer sa décision. Les nouvelles données sont bruyantes. Cela oblige à un regard en arrière.

Alors, qui a le pire ?

Le petit tamarin disloquant les os dans la jungle. Le chimpanzé s’efforce en silence. L’humain, poussant dans une pièce stérile.

Ce n’est pas une victoire nette pour l’exception humaine. C’est un fardeau partagé. Ancien. Persistant. Désordonné.

Nous ne sommes pas les seuls à lutter pour respirer. Nous sommes juste ceux qui ont les plus grosses têtes à pousser dans le noir.

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