Le commerce illégal d’espèces sauvages est un véritable désastre. C’est de l’argent sale, des politiciens corrompus et une biodiversité qui brûle pendant que nous détournons le regard. Les poursuites sont quasiment inexistantes.
Alexandra Thomas et Louise Gibson n’aiment pas ça. Au ZSL Wildlife Forensic Lab de Londres, ils tentent de combler le fossé entre le crime et les conséquences. Leur méthode est visuelle, austère et difficile à ignorer.
C’est le gagnant. Photo de Britta Jaschinski d’une tortue de mer verte morte (Chelonia mydas ). Vous voyez cette empreinte de main brillante ? Ce n’est pas de la peinture. C’est une poudre fluorescente médico-légale sous lumière ultraviolette. Il attrape les braconniers. Il attrape les trafiquants.
La même configuration UV trouve du sang. Il trouve de la poudre à canon. Il trouve des choses que les criminels veulent enterrer.
L’empreinte de main elle-même reste classifiée, qui l’a laissée et comment. Ce secret est le point important. Les preuves restent des preuves jusqu’à ce qu’elles arrivent dans la salle d’audience.
La Fondation Prince Albert II de Monaco a désigné cette image comme la grande gagnante de cette année. Et pour cause. Cela ressemble à une scène de crime, mais c’est de la science de la conservation.
Jaschinski sait sur quoi elle tourne. Éléphants, rhinocéros, pangolins… ils disparaissent dans les chaînes d’approvisionnement qui alimentent le crime organisé.
“Cela alimente la corruption. Cela risque de provoquer des pandémies”, déclare Jaschinski. Les animaux ne meurent pas simplement ; le vecteur commercial transmet les maladies aux humains. L’industrie est énorme. Les enjeux sont mortels.
Sergio Pitamitz dirigeait le comité des prix. Il aime la retenue de Jaschinski. Pas de sang pour le plaisir. Pas de tactique de choc. Juste de la clarté. Une photo qui raconte au jury ce qui s’est passé sans attirer l’attention.
Le reste de la compétition a eu ses propres moments.
Henley Spires a remporté la catégorie océan. Un puffin à queue cunéiforme (Ardenna pacifica ) plongeant dans un essaim de poissons-lanternes de la taille d’un terrain de football.
C’est raté.
L’oiseau refait surface les mains vides. Il a fait un tour. Il a réessayé. Les poissons-lanternes représentent jusqu’à 65 % de la biomasse des vertébrés des grands fonds. Ce sont les créatures les plus nombreuses avec lesquelles nous partageons cette planète. Et on les voit à peine.
Ensuite, il y avait Vadim Makhorov dans la catégorie polaire. Sa photo montre des morses du Pacifique (Odobenus rosmarus divers ) regroupés sur la côte sud de l’île Ratmanov. Russie. Extrême Orient.
Ce sont de gros animaux. Les mâles atteignaient quatre mètres. Une tonne et demie de muscles et de poils. Seules les femelles visitent le sable pour se reproduire. Les mâles ? Ils vivent ici. Sur le rocher.
Maud Delaflotte est arrivée deuxième pour son travail d’acteur du changement. Le soldat noir vole (Hermetia illucens ). Pas glamour. Protéine d’insecte. Nourrir les punaises du bétail au lieu de soja ou de farine de poisson.
Ça pourrait sentir. Cela peut paraître étrange. Mais cela sauve les forêts. Cela réduit le carbone.
La tortue brille désormais dans le noir. Ce n’est pas le cas des trafiquants. Nous avons juste besoin que le système soit attentif.
Le feront-ils ? Peut être. La lumière UV fonctionne. La question est de savoir si quelqu’un maintient l’ampoule stable. 🌊📸





















